Zone interdite

Publié le par Audy Lan

Zone interdite

J'ai été interpelée par l'émission d'hier qui traitait des relations conflictuelles post-séparation: le mode de garde, le versement de la pension alimentaire.

Il ne s'agit pas de réellement polémiquer ici, mais j'ai pas mal réfléchi sur le sujet. En fait, j'y avais déjà réfléchi, je me suis dit il y a longtemps que si on se séparait (ou pire) il était certain que je ne me remarierais pas. Et aussi, même si je gagne moins que Mr je ne suis pas intéressée par une pension, je ne sais pas si on peut la refuser. Je pense naïvement que pour le bien des enfants, 2 adultes qui se sont aimés devraient être capables de s'assoir et de discuter raisonnablement. Si on en arrivait là, j'aimerais que ça se passe bien, j'aimerais qu'il continue de me respecter, et que je ne devienne pas une furie.

Après, quand je vois ce type de reportage (qui ne montre que le mauvais côté des choses, c'est leur but), ces gens qui se déchirent, j'en arrive à me demander "mais que s'est-il passé pour qu'ils se haïssent à ce point?". Et là aussi j'y réfléchis. La seule chose qui me rendait furieuse c'est qu'une autre femme prenne ma place auprès de mes enfants, j'avoue, là je deviendrais méchante, et encore, pas devant eux.

Il y a des parents qui en arrivent à "dresser" leurs enfants contre l'autre parent, certains refusent de les présenter lors des jours de garde...Mais ceux qui en souffrent le plus ce sont les enfants, eux, ils ne sont en rien responsables de ce choix. Une séparation peut être mieux acceptée si les lendemains se passent sans heurts. D'autant que la façon dont on se comporte sera sans doute la leur plus tard.

Ils parlaient des pensions alimentaires, de ceux qui ne la paient pas. On doit assumer le bien être financier de sa famille, c'est sur, mais parfois il y a certaines personnes qui se retrouvent sans un sou pour ça, certains finissent SDF... Les calculs peuvent être lourds. Et inversement, certains feraient n'importe quoi pour ne pas avoir à sortir 1€...

Ils évoquaient les situations extrêmes où l'un des parent privait le second de voir ses enfants. Je n'imagine pas un seul instant ne plus les voir, qu'on me les enlève. En France, la situation est souvent en faveur de la mère, cela commence à changer, après de nombreux cas où des papas partageaient leur détresse compréhensible. Mais j'ai aussi vu un cas où une femme avait enlevé sa fille,( le père avait obtenu la garde exclusive de la fille par le gouvernement kenyan) un comité de soutien de papas était intervenu auprès du maire du village de la mère pour qu'il cesse d'afficher publiquement son soutien à la maman, limite menaçants, alors que la mère avait témoigné que le père était violent, lettre médicale à l'appui évoquant des blessures suspectes. Des hommes un peu borné, qui sous prétexte que eux avaient eu des soucis se fermaient à la problématique globale. Ce ne devrait pas être un combat hommes contre femmes, ce devrait être des parents, un Etat, une justice qui s'inquiètent du bien être d'enfants, qui, encore une fois n'ont rien demandé.

Au final, je me suis dit qu'il y a vraiment quelque chose qui ne fonctionne pas dans nos textes, dans les législations. Et c'est peut être ça le problème, comment peut on juger des situations toutes différentes avec un seul mode opératoire?

Je me suis dit au final, que j'espérais juste ne jamais en arriver là, et ne jamais oublier qu'on a été 2 à faire nos enfants, que de toute façon ils sont un peu de lui aussi.

Publié dans blog maman, famille

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