Big eyes (Tim Burton)

Publié le par Audy Lan

Big eyes (Tim Burton)

La semaine dernière je me suis décidée à aller au ciné avec ma jumjum voir le nouveau Burton, Big eyes. On a trouvé une séance dispo dans un cinéma qui le programmait en VOST, une chance.

Je suis une fan, une habituée du travail de Tim Burton. Il faut aimer, c'est un univers particulier, mi-onirique, mi-cauchemardesque, avec ou des couleurs très vives ou une ambiance sombre et épurée.

J'étais très curieuse de voir ce qu'il avait fait de ce biopic.

Voici le résumé: "Dans les années 1950, Margaret a la particularité de peindre des personnages avec des gros yeux. «Des miroirs de l'âme» dit-elle à Walter Keane qui va devenir son mari. Parce qu'à l'époque il est encore peu admis qu'une femme puisse être une artiste, Walter se fait passer pour l'auteur des tableaux. Le succès est colossal et si certaines critiques ne sont pas tendres, leur supercherie se révèle très lucrative. Au début, Margaret se laisse faire et accepte, pour le bien de leur business et de sa famille, de rester dans l'ombre. Après quelques humiliations et agacée par l'ego grandissant de son mari, elle finit par se rebeller... "

Avant toute chose, ceux qui n'aiment Tim Burton que pour l'atmosphère décrite précédemment risquent d'être déçus, l'ambiance est proche de la "normalité", moi qui connaîs son travail je reconnais sa touche (dans la scène d'ouverture,dans les scènes hallucinatoires et dans l'ambiance pesante...) mais cela peut paraître fade pour ceux qui avaient pris goût à l'exubérance et l'originalité de films antérieurs, ce qui peut expliquer l'accueil mitigé à sa sortie.

Personnellement, j'ai adoré. Il traite des conditions de la femme et du monde des artistes dans les années 50-60 et exploite les sentiments relatifs à l'exploitation d'une oeuvre. On s'attache et on comprend les personnages aisément. La mise en scène est superbe et l'interprétation est excellente. A la base je suis une inconditionnelle de ses collaborations avec Helena Bonham-Carter (son ex femme) et Johnny Depp, mais le casting relève magifiquement le défi, mention spéciale pour le premier rôle masculin: Cristoph Waltz (pour Walter Keane), il est si dynamique et drôle que je n'ai pas réussi à détester le personnage, je ne suis pas fan de Amy Adams , mais objectivement elle bien interprété cette artiste spoilée.

C'est un vrai plaisir pour les yeux et pour le cerveau.

Le seul point négatif, est la résolution un peu rapide à mon goût.

Mais au final, je suis ravie de l'avoir vu.

Et je vous laisse avec la bande annonce.

Publié dans loisirs, cinéma

Commenter cet article