Cachez ce sein que je ne saurais voir...

Publié le par Audy Lan

(crédit image: photo du site famili)

(crédit image: photo du site famili)

Et oui, aujourd'hui on va parler nichons, boobs.

Rien de bien glamour je vous rassure, parce qu'on va parler aussi crevasses, montée de lait etc...

Petit parcours.

Tout commence par du pas glop, "le circuit autoroutier du pays qui se dessine dessus" comme le dit si bien Florence Foresti.

Avant d'avoir mes enfants, allaiter c'était niet! Trop contraignant et trop à la mode.

Enceinte, la pression sociale à commencer à se faire sentir, et une petite envie aussi. J'ai parlé de mes craintes et préjugés à ma SF des cours d'accouchement qui m'a dit cette phrase incroyable et si juste

-il n'y a que vous qui pouvez décider. Laissez-vous guider, si jamais l'envie est là, faites-le, voyez comment ça se passe et vous verrez si c'est fait pour vous

Conseil que je vous donne aussi, lectrices peut-être enceintes.

Et il est né. Nous étions en fusion totale, il m'a donné le top. Il s'est mis à téter dans le vide, en essayant de choper de la peau. Je l'ai mis au sein sans l'aide de personne, instinctivement. Et tout aussi instinctivement il a tété.

Au début, il n'y a pas de lait, au mieux le colostrum, mais il faut que le bébé tète régulièrement pour que le lait maternel se mette en place. Et là ça peut se compliquer car cela signifie montée de lait, et ça fait mal, les seins deviennent très lourds, et sensibles. J'ai tenu bon, lui aussi, d'ailleurs c'était un vorace, un acharné du nichon (mon fils si tu lis un jour ces lignes promis je te paie une séance psy). Il a perdu du poids, comme c'est souvent le cas pour les bébés allaités, alors pas de panique.

Ma petite particularité c'est qu'étant pudique et réservée, je refusais d'allaiter en public, ce qui évites les coups d'oeil indiscrets et pire, les réflexions. Car oui quand vous allaitez vos "jumeaux" deviennent un sujet de conversation et la façon dont vous nourrissez votre enfant est propice à des tonnes de conseils et de critiques.

Bref, tenez bon, trouvez de bonnes positions confortables, c'est important.

Le bonheur du bébé repu qui s'endort sur vous n'a pas de prix :)

Bon, après il y a les pics de croissance. On ne m'en avait pas parlé alors la première fois, H qui pleure non stop toute la journée et qui ne se calme qu'au sein ça m'a un peu paniqué. Mais ça passe au bout de quelques jours, et ça revient, bah oui il faut que le lait soit plus abondant.

J'ai été si fière que ça se passe bien. Mais j'ai vite commencé le sevrage en prévision du boulot, car contrairement à la loi, pas de possibilité de s'isoler pour tirer mon lait, tssssss. La dernière tété a eu lieu en juillet 2012 pour ses 3 mois, vers 23h, j'ai pleuré, j'ai beaucoup pleuré.

Et il y a eu chouchounette, c'était évident, je devais l'allaiter.

Elle est née, comme une fusée, elle a été patiente et puis s'est agité, hop au nichon. Et aïe, elle pinçait plus qu'elle ne tétait. Et ça a duré tout le séjour à l'hoptial, avec une des des infirmières qui me sermonnait "mme vous la positionnez mal, c'est pour ça que vous avez mal!" et elle la replaçait alors que G était déjà au sein, ce qui me faisait encore plus mal. J'ai commencé à douter, ce n'était pas l'instant de grâce que j'avais connu pour H. Le retour à la maison a été pire, première mise au sein: du sang. J'ai paniqué j'ai demandé à poupou de viter acheter du lait. Puis je me suis mise à pleurer en songeant à l'horrible mère que j'étais. Ce bidon de lait en poudre sur la table était une injure, alors je l'ai remise au sein, pendant un mois c'était des larmes de douleurs, des crevasses, des cris de douleur. La Sf a pensé à un problème de frein de langue mais non, perso je savais qu'elle n'ouvrait pas la bouche assez grand et du coup ne prenait pas bien. Un mois où quotidiennement je me disais c'est fini j'arrête et où je la remettais. Un mois où j'ai tout tenté, les bouts de sein (truc en silicone), trayeuse de pharmacie,crème bizarre etc...

J'ai tenu et au final je l'ai allaité jusqu'à ses 7 mois. Avec du relais malheureusement. Mais c'est comme ça.

Si jamais je devais avoir un 3e, je recommencerais

Publié dans blog maman

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veux pas 30/03/2016 07:37

Moi je n'ai pas allaité, trop angoissée par l'arrivée du bébé et trop pudique aussi. Peut-être que si j'en ai un autre je reverrai la question, mais pour une 1ère fois c'était trop compliqué dans ma tête. Ca ne m'empêche pas de culpabiliser un peu quand j'y repense ...

Audy Lan 30/03/2016 16:36

quand on a pas envie il ne faut pas se forcer parce que oui c'est merveilleux mais c'est extrêmement prenant et exigeant, il faut être sure et préparée, comme une épreuve physique lol