La misère...

Publié le par Audy Lan

La misère...

On est bien chez nous... Dans notre petit confort.

Je ne suis pas riche loin de là. J'économise, autant que je peux car rien ne va en s'arrangeant, on ne possède pas de méga écran plat, de consoles de jeux, je n'ai pas un seul bijoux de grande valeur (ou juste sentimental), on fait nos courses en comptant et j'achète dès fois en discount ou même d'occasion.

Mais on est bien, qu'est ce qu'on est bien.

On a de la chance. Ils ont de la chance.

De vivre dans ce pays, certes malmené politiquement mais qui jouit encore de quelques avantages. J'ai bénéficié d'un suivi correct pour mes grossesses, si je vivais au Etats Unis j'aurais dû payer les échos plein pot sans remboursement et dès fois sans de vrais diagnostics.

Ils ont de la chance parce qu'ils ont à manger dans leur assiette à chaque repas. Nous avons tous vus des images d'enfants Africains tout décharnés. Certains d'entre eux développeront des carences très graves voire même n'y survivront pas. On devrait tous pouvoir manger à notre faim, surtout des enfants. Et boire. Alors oui, c'est vieux jeux mais je dis cette phrase "tu as de la chance de manger, il y a des petits enfants qui n'ont rien du tout"... Quoiqu'il puisse nous arriver mon souhait est de continuer à les nourir correctement, et varié. Varié parce que l'on vit dans un monde où un kilo de frites est moins cher q'un panier de légumes! Alors forcément dans les pays dits développés les obèses sont souvent dans les foyers modestes...

Ils ont la chance d'être en sécurité. D'avoir un toit au dessus de leur tête bien sur mais de ne pas être en guerre surtout. Je ne gagerais pas qu'il en restera ainsi durant toute leur existence mais les coups de feux, les bombes et la peur ils ne connaissent pas. On est dans notre petit confort, on juge nos voisins mais ils auraient pu naître en Syrie ou en Palestine... Je ne souhaite pas que "ça leur serve de leçon" ou je ne leur en parle pas, parce que c'est tellemnt impensable qu'à notre époque de jeunes enfants puissent être au milieu de conflits tellement matérialistes et intéressés...

Ils ont la chance d'avoir des parents.

Et des parents qui les aiment. Sincèrement. Avec fermeté parfois, des parents qui se fâchent, qui peuvent crier, qui disent parfois "pas maintenant je suis occupé" mais qui pardonnent et sont présents. Parce que ces histoires là sont celles qui me bouleversent le plus...Pas besoin d'aller très loin. Dans mon quartier, un petit sans surveillance tombé par la fenêtre, un pas loin retrouvé sur le balcon et cet autre qui vivait au milieu des déchets...Je suis très tolérante sur le sujet, je ne jette pas la pierre aux parents, ils ont torts, c'est abomonable mais je dis toujours que les parents sont très mal accompagnés. Mais malgrè tout ces histoires me font mal, je visualise ces petits, plein de demande, pleins d'avenirs et rien qui ne leur est apporté, juste l'abandon, la solitude, parfois les coups. Ceux la je voudrais parfois les prendre avec moi, comme dit plus haut je ne suis pas parfaite mais voir un enfant nous sourire est la plus belle des récompenses, un enfant heureux, serein ça se voit. Mais certains ne connaissent ni les calins enjoués du matin, ni les discussions, ni les "serrés fort", ni les jeux qui éveillent, rien de rien, et c'est triste à pleurer. On en voit de ces enfants, livrés à eux mêmes dès le plus jeune âge, qui au début ont cette tendresse dévorante et qui peu à peu deviennent agressifs car ils n'ont jamais reçus de réponses positives à leurs attentes.

Eux, ils ont eu de la chance, ils me diront sans doute que je suis "une vieille conne" "une mauvaise maman" et même qu'ils me "détestent", j'en serais triste mais l'essentiel est qu'on aura été juste avec eux et qu'on aura fait au mieux, pour leur bien.

Nous aussi on a de la chance. Qu'ils soient en vie. Tout simplement.

D'avoir pu les concevoir et les merttre au monde, c'est le plus beau des miracles, la plus grande des chances. D'autres souffrent tellement de ne pas savoir leur ventre plein...

Et surtout, surtout je souhaite les garder près de moi en ce monde le plus longtemps possible. Je souhaite plus que tout partir la première. Je repense à Nice, à ces gens qui ont perdu leur enfant d'une façon atroce et abjecte. Des vies arrachées. Toute vie est précieuse mais chaque parent dirait "prenez moi plutôt que lui". J'y pense. De plus en plus avec l'horreur de ces 18derniers mois, "et si"... On ne peut pas s'arrêter de vivre, ne plus sortir, avoir peur, mais on ne sait jamais, un attenta, un enlèvement, un accident... Et l'on somberait dans la folie, la peine absolue. On ne peut pas se remettre de ça, malgrè ma chance je le sais.

Alors il faut savourer les multiples chances. Et leur transmettre l'empathie et la tolérance.

Publié dans réflexion, mais pas que

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Trisha 15/11/2016 12:30

Coucou, c'est vrai que la vie est dure, mais que nous avons encore de la chance dans notre beau pays. À la maison, on essaye de faire des économies sur tous les plans. On vient de faire un rachat de crédit sur https://www.sofinco.fr/credit-pret/rachat-credit.htm pour qu’on puisse augmenter notre porte-monnaie. Dans les supermarchés, on prend toujours les marchandises les moins chères, on fait très peu de sorties. On ne fait donc aucune folie, mais on a de quoi manger à notre faim, un toit sur notre tête et des soins médicaux appropriés.